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POUR TOUT SAVOIR SUR RFI

RFI (Radio France internationale) est la radio publique internationale française qui diffuse à Paris et partout dans le monde. Avec 46 millions d’auditeurs en 2006, c’est la troisième station de radio internationale la plus écoutée au monde, derrière BBC World Service, et Voice of America, et à égalité avec la Deutsche Welle.

RFI émet 24h/24 dans le monde entier en français et 19 autres langues, en FM, en ondes courtes et en ondes moyennes, sur le câble, sur Worldspace et sur www.rfi.fr

Histoire

Sa diffusion commence dès 1931. D’abord nommée le Poste Colonial, elle devient Paris Mondial en 1938, Radio Paris en 1939, RTF Radio Paris en 1945 puis ORTF Radio Paris en 1965, avant de prendre le nom de Radio France internationale en 1975.

 Le Poste Colonial : 1931 – 1938

Le 6 mai 1931, au cours de l’exposition universelle de Paris, est lancé le Poste colonial, station de radio en ondes courtes destinée à l’empire colonial français via trois fréquences: Asie, Afrique, Amériques[1]. Les premières émissions ont lieu au sein même de l’exposition puis envoyées par un câble jusqu’à Pontoise où se trouvent les deux premiers émetteurs de 15 KW chacun. Elle diffuse les cours de la bourse et des programmes culturels comme des pièces de théâtre. Fin décembre, l’équipe du Poste colonial s’installe au boulevard Haussmann. Elle se met à diffuser des séquences en anglais et en espagnol. Le 31 mai 1933, apparaît la redevance pour le droit d’usage des récepteurs radios, ainsi que la taxe sur les lampes de réception, qui financent la station. La même année, l’Allemagne nazie lance ses premières émissions en ondes courtes vers l’Europe et l’Amérique du Nord.

Durant l’été 1931 (plusieurs mois après le lancement), des journaux néo-calédoniens de Nouméa arrivent en métropole, datés du 7 mai 1931, relatant les principaux propos du discours inaugural de l’exposition. C’est ainsi qu’est née la révolution de l’information, informé dans l’immédiat, toute la planète. Les ondes courtes en ont été le premier vecteur.

Dans les années 1930, la radio devient un moyen de propagande. Conscient de ces enjeux, Georges Mandel, ministre des postes, souhaite que le Poste Colonial diffuse lui aussi pour les pays étrangers. En décembre 1935, il fait voter par le parlement un projet de construction d’un centre d’émissions d’ondes courtes, constitué de 6 émetteurs de 100KW. En 1936, le Front populaire arrive au pouvoir, et ne considère pas le Poste Colonial comme une priorité. Le nouveau ministre des PTT abandonne même la construction du centre de Noyan, ce qui provoque la protestation des parlementaires. Un émetteur est donc installé aux Essarts-le-Roi. La guerre d’Espagne a pour conséquence l’augmentation de la diffusion de nouvelles en espagnol à partir d’avril 1937. Des journaux en japonais, russe, grec, roumain, serbo-croate, polonais et dans les langues scandinaves font leur apparition. Le 23 mars 1938, l’émetteur de 25KW des Essarts-le-Roi est inauguré. Le Poste Colonial est alors renommé Paris Ondes Courtes, puis une semaine plus tard Paris Mondial.

Paris Mondial : 1938 – 1940

Le nouveau directeur est un proche d’Albert Sarraut, un ministre radical-socialiste. Trois émissions en langues étrangères revêtent un caractère important dans le contexte troublé de la fin des années 1930: la section allemande, qui recrute des juifs allemands, la rédaction italienne, sous la responsabilité d’Emmanuel Modigliani, avocat antifasciste et frère du peintre, et la section espagnole, composée de républicains espagnols.

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la Pologne, déclenchant la Seconde Guerre mondiale. Les émissions en langues étrangères déménagent dans le sous-sol du ministère des transmissions (avenue de Ségur, Paris). Paris Mondial dénonce alors les atrocités commises par les Allemands. Au début de 1940, la station émet en 20 langues, contre 16 pour la BBC : allemand, anglais, arabe, bulgare, danois, espagnol, grec, italien, japonais, néerlandais, norvégien, polonais, portugais, roumain, russe, serbo-croate, slovaque, suédois, tchèque et turc.

Le 10 mai 1940, les Allemands pénètrent sur le territoire français. Le 9 juin, le personnel étranger de la radiodiffusion est invité à partir pour Tours, puis pour Poitiers et Toulouse. Le 17 juin, la station cesse de fonctionner.

La guerre des ondes : 1940 – 1944

 
La France coupée en quatre : zone libre, zone occupée, départements annexés et du Nord de la France directement sous administration militaire allemande.

Le 22 juin 1940, la France signe l’armistice. Elle est partagée en deux zones : Nord et Sud. Le Gouvernement, installé à Vichy, se sert des ondes courtes pour maintenir un lien avec les colonies. C’est ainsi que naît La Voix de la France qui émet vers le monde arabe, l’Espagne, le Portugal, l’Amérique latine, l’Amérique du Nord et la Roumanie. En novembre 1942, les Allemands et les Italiens envahissent la zone Sud et une partie de l’Empire colonial échappe au contrôle de Vichy. Les relais d’Alger et de Rabat ne peuvent être utilisés, suite au débarquement allié en Afrique du Nord. Pour compenser cette perte, est créée une nouvelle station de radio nommée La France Fidèle, qui diffuse en français et en arabe. En 1944, une troisième station en ondes courtes est créée : La France Musulmane, qui émet en arabe et en berbère. Rattachée au ministère de l’Information et de la Propagande de Philippe Henriot, elle fonctionne cinq mois. Le 17 août 1944, les Allemands font sauter les émetteurs d’Allouis, ce qui empêche la diffusion des ondes courtes françaises.

La France libre du général de Gaulle s’exprime à la BBC, mais dispose bientôt de sa propre radio en ondes courtes : Radio Brazzaville. À l’origine, un ancien responsable de Paris Mondial qui crée avec son demi-frère un émetteur. Les Américains envoient ensuite un émetteur plus puissant en pièces détachées. Le 18 juin 1943, Charles de Gaulle l’inaugure. Le 22 juin 1944, de Gaulle signe à Alger un décret nationalisant toutes les stations.

La remise en route : 1945 – 1946

Le 1er janvier 1945, les émissions vers l’étranger renaissent, vers l’Europe et l’Afrique du Nord. La station comprend bientôt vingt sections, dont la dernière à apparaître est celle en arabe, en avril 1945. Les émissions en allemand cherchent quant à elles à démoraliser l’ennemi. La section espagnole, elle, est considérée comme prioritaire car Franco est encore au pouvoir en Espagne. Enfin, la section nord-américaine diffuse ses programmes sur les ondes des principaux réseaux américains, et rencontre du succès. En juin 1945, commence la construction d’émetteurs ondes courtes à Allouis. À la fin de l’année 1945, 300 employés travaillent pour la diffusion vers l’étranger qui émet dans les langues suivantes : français, anglais, allemand, bulgare, arabe, danois, norvégien, suédois, espagnol, portugais, hongrois, italien, néerlandais, polonais, tchèque, slovaque, grec, serbo-croate et slovène. 46 pays reçoivent ces programmes diffusés avec trois émetteurs d’une puissance de 150KW. La démission de de Gaulle en janvier 1946 entraîne le remplacement du directeur nommé en 1944. La même année est lancée la diffusion en finnois.

Une politique sans ambition : 1946 – 1975

Le 15 mars 1946, le directeur réalise des coupes budgétaires. En 1947, bien que commence la guerre froide, la commission de la hache recommande la suppression des sections yougoslave, roumaine, bulgare, slovène, suédoise, danoise et norvégienne, le ministère des affaires étrangères considérant que la radio est inefficace et que seule l’est l’action culturelle. En 1947, apparaît une émission en espéranto de 15 minutes. En mars 1949, les sections yougoslave, roumaine et bulgare sont rétablies. Parallèlement, le néerlandais, l’espéranto et l’italien sont abandonnés. C’est aussi le cas des émissions vers les États-Unis et l’Amérique latine en avril 1951, et du finnois en avril 1954. En 1956, le volume de diffusion en hongrois est augmenté lors de l’insurrection de Budapest, mais diminue bientôt à cause de son coût.

Les émissions en arabe de la France, d’abord destinées au Proche-Orient, puis réorientées vers le Maghreb, prennent un caractère important avec l’agitation qui secoue la région, et surtout l’Algérie. Plusieurs stations prennent fait et cause pour la révolte algérienne: La voix des Arabes, radio égyptienne diffusant au Maghreb, au Proche-Orient et en Afrique, La Voix de l’Algérie libre, diffusée depuis Le Caire, et La Voix de l’Algérie Combattante, émettant depuis Tunis, Rabat, Damas, Bagdad et Tripoli. Cela pousse la France à renforcer ses émissions en arabe et en kabyle. En 1960, les émissions en arabe et en berbère déménagent de leurs bureaux des Champs-Élysées pour s’installer dans un hôtel particulier de la rue Colomb. Avec l’indépendance de l’Algérie, le volume d’émissions en arabe et en kabyle diminue.

Le 12 mai 1958, est lancée une émission d’un quart d’heure en yiddish à destination des juifs d’Union soviétique. Mais, ce n’est que le 3 octobre 1960 que débutent les émissions en russe, alors que la crise de Berlin fait rage. Mais, elles sont réalisées par des émigrés russes de 1920, et se montrent prudentes dans leur contenu pour éviter d’être brouillées et parce que les relations entre la France et l’URSS connaissent une certaine détente.

En février 1962, les activités internationales de la RTF, le diffuseur public français, sont regroupées au sein de la Direction des relations extérieures, reléguant la direction des ondes courtes à une simple rédaction en chef, alors qu’auparavant, elle était une sous-direction. En juin 1963, elle subit une nouvelle coupe budgétaire causant la suppression du vietnamien, des émissions en français vers l’Extrême-Orient et l’Europe, des programmes vers l’Allemagne et l’Angleterre, ainsi que ceux destinés à l’Espagne et à l’Amérique latine.

À la fin de 1963, Édouard Balladur, alors maître des requêtes au Conseil d’État et conseiller du directeur de la RTF est chargé d’une étude sur les objectifs, les ambitions et les moyens de la radiodiffusion extérieure. Il préconise la diffusion d’un service en continu en français, et la construction d’émetteurs et de relais. Mais, subsiste au sein de l’État l’idée que les émissions en ondes courtes sont inutiles. Le chef du département des émissions vers l’étranger cherche à briser cette idée reçue en lançant un sondage appelé la rose des vents’, qui a pour but de tester l’efficacité des moyens techniques disponibles et soutenir les propositions d’Édouard Balladur. 45 000 lettres sont reçues. Malgré tout, les crédits diminuent encore.

En 1965, des émissions en langues étrangères pour les travailleurs immigrés vivant en France sont créées. Rattachées aux émissions vers l’étranger, elles sont financées par le ministère du travail. Les langues qui y sont pratiquées sont destinées aux :

  • Espagnols, italiens et portugais (à partir de 1966).
  • Arabes et yougoslaves (à partir de 1972)
  • Turcs (à partir de 1974).
  • africains francophones (à partir de 1975).
  • Cambodgiens, laotiens et vietnamiens (à partir de 1976).

Lors de la révolte étudiante et ouvrière de mai 1968, l’intersyndicale de l’ORTF, le radiodiffuseur public français, se montre lasse de la tutelle politique et de la difficulté de rendre compte des évènements. Les programmes vers l’étranger entrent en grève le 3 juin 1968, l’Ocora Radio France, organisme de coopération avec l’Afrique, est touché le 12 mai. Plusieurs dizaines d’employés sont par la suite renvoyés, mutés en province, envoyés à l’étranger ou mis en retraite anticipée. En 1969, est créée la Direction des Affaires extérieures et de la Coopération (D.A.E.C.).

En septembre 1969, le bulgare, le slovène et le portugais sont supprimés, tandis que le volume en russe et en roumain augmente.

Le ministère des affaires étrangères comprend ensuite qu’il est possible de mieux se servir des émetteurs sans accroître la production : les autres stations publiques françaises fourniront leurs programmes à la radiodiffusion extérieure française, ce qui est d’autant plus facile à réaliser que des journalistes de France Inter ont été mutés au DAEC, suite à mai 1968. En 1972, l’ORTF perd les émissions en arabe au profit de la SOMERA. Les installations de Radio Brazzaville pour relayer les émissions en français, anglais et portugais en ondes courtes sont rationalisées, il ne reste plus qu’Allouis et Issoudun en Métropole. À Issoudun, on installe en 1973, les premiers émetteurs de 500 kW.

En 1973, le Syndicat national des journalistes (SNJ) dresse le bilan de la DAEC dans un livre blanc, La Voix de la France, constat d’une faillite. Il dénonce le budget, à 60% à charge de l’ORTF, le parc technique et les dysfonctionnements du DAEC. À l’assemblée nationale, les députés se montrent partagés au sujet de la radiodiffusion vers l’extérieur, mais la mort du président Pompidou en 1974 met un terme au débat. Son successeur fait éclater l’ORTF, mais la loi de finances provoque une coupe massive dans les émissions vers l’étranger : 14 des 17 rédactions de langues sont abandonnées, et une centaine de journalistes sur 157 sont licenciés.

Naissance de RFI

Logo de RFI dans les années 1970

Le 6 janvier 1975 naît Radio France internationale(RFI). Elle est financée par la redevance, et appartient au groupe Radio France depuis une loi d’août 1974. L’orientation de la station est changée : au lieu d’émettre pour la planète entière elle doit désormais se concentrer sur l’Afrique, ce qui permet de faire des économies. En effet RFI dispose de 20 émetteurs mais d’aucun relai, ce qui rend sa réception difficile. La Chaîne Sud est alors créée. Elle émet 17h30 par jour vers l’Afrique, dont 16h30 en français et une heure en anglais. La rédaction centrale s’africanise et se réorganise. De nouvelles émissions sont créées grâce aux économies réalisées auparavant : Rencontre avec, Carrefour en 1975, L’important c’est la santé, futur Priorité santé, la même année, ou encore Mondial sport toujours en 1975. 24 heures en Afrique et Carrefour sont alors les principales émissions de RFI. Mais la moitié des programmes sont des émissions provenant des autres stations de Radio France. Le soir, il y a beaucoup de musique. Les auditeurs sont alors surtout des africains, bien plus que les français de l’étranger. La présidente de Radio France obtient l’extension des émissions en ondes courtes. Le 16 février 1976 est créée la Chaîne Ouest destinée à la côte ouest de l’Amérique du Nord et à l’Amérique centrale. Elle émet cinq heures par jour et reprend les programmes de France Inter. Le 1er avril 1977 est créée la Chaîne Est, destinée à l’Europe centrale et orientale, qui retransmet à ses débuts les émissions de France Inter. Le 7 mars de la même année, le portugais revient à l’antenne avec une heure quotidienne destinée au Portugal, qui connaît alors une transition vers la démocratie.

Le 10 mai 1981 le socialiste François Mitterrand est élu président de la république. En 1981, un comité de coordination des rédacteurs de RFI conteste l’action de la direction de RFI installée par Valéry Giscard d’Estaing. Michèle Cotta, nouvelle présidente de Radio France, choisit Hervé Bourges pour diriger la station. Le 28 septembre 1981, une nouvelle grille de programmes est lancée. De nouvelles émissions apparaissent, notamment Canal tropical, Le petit charbonnier illustré. Les programmes de France Culture et de France Inter représentent la moitié des émissions diffusées sur RFI. Le 1er février 1981, un centre émetteur est lancé au Gabon avec quatre émetteurs de 500KW chacun. En janvier 1982, Hervé Bourges s’installe à la tête de RFI. Son but est de rendre irréversible le développement de la station. Il fait adopter un plan quinquennal par un comité interministériel le 1er mars 1982. RFI devra se développer sans idée de domination en décolonisant l’information. La relance de RFI est accélérée par le coup de force de Jaruzelski en Pologne le 13 décembre 1981, qui fait ressusciter la section polonaise de RFI dès le 17 décembre. Une loi du 29 juillet 1982 fait de RFI une société nationale, filiale de Radio France. Le 5 septembre 1982, le russe est recréé, puis le roumain le 1er janvier 1985 et le serbo-croate au début de 1986. Le 1er octobre 1982, RFI s’ouvre à l’Amérique latine en français, espagnol et portugais. Au début de 1985 un centre guyanais est ouvert (3 émetteurs de 500 kW, en 1984). La part des émissions de France Inter et de France Culture dans la programmation diminue. Le 29 septembre 1985, RFI commence d’émettre en ondes moyennes en région parisienne.

En 1986, les élections législatives amènent la droite au pouvoir. Les employés de RFI sont les cibles du premier ministre, Jacques Chirac, et du ministre de la culture, François Léotard. Michel Péricard veut placer RFI directement sous l’autorité du gouvernement et faire nommer son président en conseil des ministres. RFI est accusée d’être gauchiste. Cette tentative échoue, et le président de la station sera désormais choisi par l’autorité de régulation des médias sur une liste de quatre candidats désignés par l’État. Le président est inamovible durant son mandat.

La relance de la station : 1986 – 1996

Une loi votée le 30 septembre 1986 et entrée en application le 1er janvier 1987, fait de la station une société indépendante. Henri Tezenas du Montcel en devient le président. Il souhaite que RFI ne se concentre pas que sur la francophonie, et qu’elle s’ouvre vers l’Asie, le monde arabe et l’Iran. Ainsi les émissions en arabe, supprimées en 1974, sont rétablies en mars 1988. En juillet de la même année, RFI signe un accord avec NHK, le diffuseur public japonais, puis avec Radio Pékin en novembre. RFI émet donc en Asie-Pacifique 14 heures par jour. En septembre 1988, la durée des émissions en russe est augmentée, qui passe de une heure à une heure et quart par jour. Enfin, RFI signe un accord avec Africa n°1 pour utiliser un cinquième émetteur, situé à Moyabi, au Gabon. De plus, l’habillage de la station est modernisé : nouveau logo en bleu-blanc-rouge, nouveaux jingles, abandon de l’accordéon dans l’indicatif. Lors des événements de la place Tian’anmen, RFI lance des émissions en chinois.

En novembre 1989, André Larquie, qui avait travaillé avec le premier ministre Michel Rocard et le ministre de la culture Jack Lang, prend la tête de RFI. Le 20 décembre 1989, il signe avec l’État un contrat d’objectif préparé par son prédécesseur, et qui fixe le développement de la station jusqu’en 1995. Trois axes de développement sont dégagés : le lancement de nouvelles langues, le renforcement du parc d’émetteurs, et la modernisation du mode de diffusion avec l’apparition de RFI en FM. Cinq journaux supplémentaires destinés à l’Asie-Pacifique sont créés. La crise qui frappe le golfe en 1990-1991 modifie la grille de RFI. Une semaine après l’invasion du Koweït par l’armée irakienne, la radio diffuse des bulletins en arabe après les journaux en français. Le 21 août, elle ouvre un service de messages dans lequel des speakers lisent les courriers destinés aux prisonniers français par leurs proches. Le 30 septembre, RFI lance Quartier libre, une émission destinée aux soldats français. La location des émetteurs du Gabon est renouvelée et RFI signe avec TDF un accord de modernisation des émetteurs. De nouvelles langues apparaissent le vietnamien le 9 juillet 1990, et le persan le 21 mars 1991, à destination de l’Iran, de l’Afghanistan et du Tadjikistan. Avec le persan, la station diffuse en 14 langues. La démocratisation de l’Afrique entraîne l’ouverture de nombreuses stations de radio qui brisent le monopole de RFI en Afrique. Elle décide de réagir en lançant RFI Plus Afrique, une tranche matinale de 4 heures qui se veut proche des africains. Le 8 septembre 1991, RFI est diffusée en FM pour la première fois en Afrique, à Dakar, au Sénégal. Le 14 novembre de la même année, elle accède à la FM à Paris, au cours du sommet de la Francophonie. Enfin, en février 1992, les émissions en langues de RFI remplacent le service mondial en français diffusé en ondes moyennes.

À la fin de 1992, Larquie est reconduit dans ses fonctions. Estimant que le contrat d’objectifs de 1989 est accompli, il en lance un autre couvrant la période 1994-2000 appelé Horizon 2000. Parmi ses priorités, la bonne audition de RFI partout dans le monde, l’introduction de nouvelles langues étrangères et la mise en place d’un service mondial en anglais. Le 16 avril 1993 sont lancés le laotien et le cambodgien.

En 1995, Jacques Chirac est élu président de la République. Fin novembre Jean-Paul Cluzel, proche d’Alain Juppé, lui-même principal collaborateur du nouveau président, devient président de RFI[2]. En février 1996, il décide que RFI doit devenir une radio d’information en continu avec dix minutes d’informations toutes les demi-heures suivies d’émissions de vingt minutes.

Une station tout-info : 1996 –

La nouvelle grille est lancée le 16 septembre 1996. La diffusion se fait désormais par plusieurs canaux :

  • RFI I : le service mondial en français.
  • RFI II : pour les 17 langues étrangères.
  • RFI III : le fil musical.

Un nouveau logo, rouge et blanc, fait son apparition, tandis que RMC Moyen-Orient entre dans le groupe RFI. La nouvelle grille crée la désaffection d’une partie du public africain, qui finit par revenir. Le reformatage est ensuite appliqué aux émissions en langues, mais avec plus de souplesse et un calendrier différent. La rédaction latino-américaine est la première touchée en 1997 avec des informations toutes les deux heures. À partir d’avril 2001 l’anglais pour l’Afrique anglophone se concentre quant à lui sur une période située tôt le matin, très importante pour cet auditoire. Pour ce qui est de l’allemand, RFI collabore avec la BBC.

À la fin de 1999 RFI lance sa numérisation.

Les attentats du 11 septembre 2001 entraînent le bouleversement provisoire des programmes : RFI transmet des informations durant 24 heures de suite. 

Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 contre New York et Washington ébranlent les Etats-Unis et bouleversent l’Occident.
Trois semaine plus tard, l’administration Bush déclare la guerre aux Taliban qui protègent en Afghanistan Oussama Ben Laden. Le pays est soumis à de lourds bombardements.

En effectuant son travail de reporter, Johanne Sutton trouve la mort le 11 novembre dans le nord-est de l’Afghanistan avec deux autres journalistes. Très vite, on perçoit la détermination de Georges Bush de vouloir renverser le régime irakien de Saddam Hussein. Les journalistes et les techniciens de RFI sont sur tous les fronts. RFI va vivre un nouveau drame personnel avec l’assassinat le 21 octobre 2003 de Jean Hélène à Abidjan par un sergent de police.

En 2004, Antoine Schwarz devient président de RFI. Schwarz présente en 2004 un projet d‭’‬entreprise‭ ‬2005-2010 qui cherche à réorienter l’action de RFI en concentrant l’entreprise sur 4 langues : anglais, arabe, espagnol et chinois, projet abandonné depuis[3]. Considérant que les émissions dans les autres langues ne réalisent qu’une faible audience, l’État considère que RFI doit avoir deux cibles prioritaires : l’Afrique et le Moyen-Orient, ainsi que, plus secondairement, l’Europe de l’Est et la Chine. Il souhaite également que la station développe sa présence sur Internet[4]. Puis en 2006, le président de RFI cherche à transformer la radio en une entreprise multimédia, ainsi qu’à la rendre plus proche du public. De plus, il s’engage à conserver les langues pratiquées par RFI[5]. Toutefois, ses employés font preuve d’inquiétude au sujet de la précarisation du travail, l’abandon des ondes courtes dans certaines régions et la fragilité des programmes en langues[6].

Après son élection à la présidence en 2007 Nicolas Sarkozy décide la réorganisation de l’audiovisuel public: il est prévu que RFI intègre la holding France Monde qui regroupe l’audiovisuel extérieur français. Lors du conseil d’administration des 23 et 24 octobre 2008 le PDG de RFI annonce la suppression de certaines langues en raison de leur faible audience: l’allemand, l’albanais, le polonais, le serbo-croate, le turc et le laotien; le redéploiement du mandarin, du russe, du persan et du vietnamien sur internet; développement du français, de l’anglais, du portugais(à destination du Brésil), de l’espagnol, du haoussa et du swahili; et enfin la fermeture de toutes les filiales de RFI[7].

Mai 2009 RFI en grève illimitée

Depuis le 12 mai 2009 l’antenne de RFI est perturbée par une grève « illimitée » contre un plan de départs, en partie contraints.C’est la grève la plus longue qu’a connue l’audiovisuel public depuis 1968. Ce plan prévoit 206 suppressions de postes et la fermeture de six rédactions (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien) de langue basées à Paris.

Organisation

Statut

Radio France internationale est une radio publique financée par l’État (redevance) et par le ministère des affaires étrangères. Selon une nouvelle organisation souhaitée par Nicolas Sarkozy, Président de la République, RFI est placée sous le giron de la Societè Audiovisuel Exterieur de la France, holding public détenant les participations de l’État dans le domaine audiovisuel extérieur (RFI, TV5 Monde, France 24), le président de ce nouvel organisme étant nommé en Conseil des ministres. Le PDG de cet organisme est Alain de Pouzilhac en tandem avec la journaliste Christine Ockrent, par ailleurs compagne du ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner[8].

Mission

Si durant longtemps RFI fut la voix de la France, il n’en est plus de même actuellement. En 1987, la station devient une société indépendante. L’État français conserve toutefois une influence, car le président de RFI est nommé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), dont les membres sont choisis par le président de la république, l’Assemblée Nationale et le Sénat. Sa mission est définie par la loi du 2 août 2000 : contribuer à la diffusion de la culture française auprès des étrangers et des expatriés français.

Audience

RFI est la radio française ayant la plus forte audience. En 2006, elle était estimée à 44 millions de personnes. En 2007 elle serait d’environ 46 millions. La radio est surtout écoutée en Afrique avec 27,8 millions d’auditeurs, et au Moyen-Orient avec 10,5 millions d’auditeurs[9]. Voici la structure de l’auditoire de RFI, en millions d’auditeurs :

Audience par territoire
Zone Audience 2006 Audience 2007
Afrique 25,8 27,5
Proche/Moyen-Orient 10,5 10,5
Amériques 4,05 4,2
Europe 2,05 2,2
Asie-Océanie 1,9 1,7
TOTAL 44,3 46,1

 

Moyens

Radio France internationale dispose de deux sources principales de financement : la redevance audiovisuelle, payée par chaque foyer équipé d’un téléviseur, et la subvention du ministère français des affaires étrangères. RFI diffuse également un petit peu de publicité.

Entre 1990 et 1995, le budget de RFI croit de 48,12%, signe de la volonté de l’État français de développer la station.

Évolution du budget de Radio France Internationale de 1990 à 1995 selon le rapport Balle
  1990 1991 1992 1993 1994 1995
Total 439,9 481 505,5 548 593,1 651,6
dont:
Ministère des affaires étrangères 236,5 205 461 477,3 450,1 449,3  
En millions de francs courants. Sources : Rapport Francis Balle, La politique audiovisuelle extérieure de la France, 1996, p. 227.

Entre 1996 et 2000 cette hausse se ralentit pour atteindre 18,43%.

Évolution du budget de Radio France Internationale de 1996 à 2002 selon le CSA.
  1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002
Produits 689,6 738,8 773,7 739,4 816,7 124,18 128,8
Charges 743,4 764,1 782,1 739,1 780,1 125,67 136,06
Bilan – 53,8 – 25,3 – 8,5 0,3 36,4 – 1,49 – 7,68
En millions de francs courants (1996 – 2000), puis d’euros courants (2001 et 2002). Sources : rapports annuels du CSA concernant RFI de 2000 à 2003[2].

À partir de 2000, le budget de RFI connaît une véritable stagnation passant de 128,55 millions d’euro en 2002 à 132,77 en 2007.

Évolution du budget de Radio France Internationale
  2002 2003 2004 2005 2006 2007
Total 128,8   128,55 129,9 130,21 132,77
dont :
Redevance 51,3   53 53,71 55,86 59,139
Ministère des Affaires étrangères 69,7   71,42 72,01 69,54 69,031
Autre (en 2007: Ressources propres) 7,8   4,13 4,13 4,81 7,206
En millions d’euros. Sources : rapports annuels de RFI de 2002 à 2008.

Après avoir connu une forte augmentation au cours des années 1990, le budget de RFI stagne depuis 2000-2001 entre 128 et 130 millions d’Euro, alors que ceux de BBC World Service et de Voice of America ont augmenté, notamment pour répondre à la nécessité du développement des médias dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001. En 2006, le budget de RFI s’élevait à 130,21 millions d’euros, contre 175,5 (260,5 millions de livres sterling) pour la BBC World Service[10]. RFI a enregistré une perte de 1,1 million d’euros en 2007[11].

Diffusion

RFI utilise plusieurs moyens pour transmettre ses programmes : ondes courtes, ondes moyennes, FM, satellite, Internet et reprise par d’autres radios. Les zones considérées comme prioritaires sont l’Afrique et le Moyen-Orient. L’Europe orientale et la Chine constituent aussi des priorités, mais moindres[12]. RFI utilise de moins en moins les ondes courtes au profit du satellite, de la FM, d’Internet et de la reprise de ses émissions par d’autres stations. La station utilise trois canaux :

  • RFI Monde : tout en français.
  • RFI II : pour les langues étrangères.
  • RFI Musique : diffuse de la musique.

 Ondes courtes

Les ondes courtes permettent de diffuser des programmes sur de grandes aires géographiques. C’est le moyen traditionnel de diffusion des stations à vocation internationale. Elles ont pour avantage de toucher les zones les plus reculées. Néanmoins, elles coûtent cher à la station, car elle est liée par un contrat de longue durée avec TDF, signé à l’époque où les ondes courtes étaient le seul moyen de diffusion vers l’extérieur. RFI loue 12 émetteurs ondes courtes à antennes tournantes de 500 KW, situés à Issoudun (France métropolitaine) et à Montsinéry (Guyane française). En outre, elle loue dix autres antennes situés à l’étranger, plus cinq qu’elle partage avec d’autres stations[13]. Avec ce moyen de diffusion, RFI couvre une grande partie de la planète : l’Afrique, l’Europe, les Amériques et l’Asie. La zone Asie-Pacifique n’est pas concernée. Toutefois, elle utilise de moins en moins ce moyen de diffusion qui lui coûte cher et qui n’est pas adapté à certains publics, notamment en Europe et dans les Amériques. Ainsi, en 1999, 40% des émetteurs en ondes courtes de RFI ont été clos[14].

Ondes moyennes

RFI utilise peu les ondes moyennes. Elle louait deux émetteurs d’ondes moyennes à Moscou et à Saint-Pétersbourg, mais a annoncé en 2007 la fin de la diffusion à Moscou en raison des coûts trop élevés rapportés au nombre d’auditeurs, préférant être relayée par la Deutsche Welle. La diffusion ondes moyennes à Paris instaurè le 29 septembre 1985 a été arrêté le 5 mars 2009 par la nouvelle direction.

La FM

Depuis le début des années 1990, RFI développe sa diffusion en modulation de fréquence, qui offre une excellente qualité de réception. La zone la mieux couverte est l’Afrique, notamment l’Afrique de l’Ouest et à Madagascar. Ainsi la station peut-être reçue en modulation de fréquence à Nouakchott, Freetown, Dakar, Bamako ou encore Johannesburg[16]. RFI est aussi reçue par ce moyen en Europe, comme à Paris, Barcelone, Lisbonne, ou encore Prague. Cette diffusion se fait notamment par ses filiales, comme RFI Romania en Roumanie. L’Amérique latine est moins bien couverte car la bande FM y est saturée, mais on y trouve des relais à Buenos Aires, La Paz, ou encore Port-au-Prince[17]. La couverture de l’Asie est réduite, avec des fréquences à Kaboul et au Cambodge. De même pour l’Océanie avec Suva et Port-Vila. En 2007 la station possédait en propre 170 émetteurs FM et en louait un seul[18]

De manière surprenante, la France (à l’exception de la région parisienne) n’est pas couverte par la diffusion FM, suite à l’opposition du CSA. La raison invoquée pour l’exception de Paris est que les membres de son Conseil d’Administration — dont la plupart travaillent à Paris — puissent écouter la radio qu’ils dirigent[19].A’ partir du mois de décembre RFI sera disponibile sur la radio numerique RNT à Paris,Nice et Marseille.

Le satellite

RFI loue les services de 35 satellites. Ce moyen permet de couvrir toute la planète[20].

Internet

RFI dispose d’un site internet, ainsi que ses filiales. Cela permet de toucher une grande partie du monde en dépensant peu d’argent. En 2007 le site de RFI a reçu 32 millions de visites[21].

La reprise par d’autres stations

Les programmes de la radio mondiale sont aussi diffusés sur les ondes d’autres stations de radio. Les émissions de RFI sont reprises dans les Amériques, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Océanie. C’est notamment le cas en Amérique latine ou la bande FM est saturée[22].

Personnel

En 2007, Radio France internationale revendique 1036 collaborateurs, dont 401 journalistes [23]. Selon le CSA, en 2007, la station comptait 1118 postes équivalent temps plein dont 861,59 permanents, 113,81 occasionnels et 145,91 cachetiers et pigistes. De 2006 à 2007 le nombre de postes équivalent temps-plein d’occasionnels, de cachetiers et de pigistes a diminué alors que le nombre de postes de permanents s’est accru[24].

Le président de RFI

Depuis 1986, le président de Radio France internationale est nommé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, organisme de régulation de l’audiovisuel français [25].

Jusqu’en mars 2009, il était le seul président des sociétés de l’audiovisuel public que le CSA ne pouvait nommer librement. La loi de 1986 fait obligation au CSA de choisir le président de RFI parmi les personnes nommées au titre du gouvernement. Depuis, les nominations des présidents de France Télévision et de Radio France sont également soumis aux choix préalables de l’Elysée. [26]

Liste des présidents de RFI
Président Dates
Jacqueline Baudrier 1975 – 1981
Michèle Cotta 1981 – 1982
Jean-Noël Jeanneney 1983 – 1986
Henri Tezenas du Montcel 1986 – 1989
André Larquie 1989 – 1995
Jean-Paul Cluzel 1995 – 2004
Antoine Schwarz 2004 – 2008
Alain de Pouzilhac Depuis juillet 2008

 

Langues de diffusion de RFI

RFI est diffusée dans les langues suivantes[27] :

Langues diffusées
Langue quantité par semaine (2005) (2007)
Albanais 3h30 5h
Allemand 14 h 12h
Anglais 33h30 33h30
Arabe (Monte Carlo Doualiya) 119 h 121h
Bulgare (RFI Bulgarie) 70 h 70h
Cambodgien 7 h 7h
Chinois 21 h 21h
Créole 30 min.
Espagnol 28 h 26h
Haoussa 14h
Laotien 7 h 2h30
Persan 10h30 10h30
Polonais 15h45 7h
Portugais 14 h 12h
Portugais(Brésil) 12h30 12h
Roumain 14 h 16h20
Russe 14 h 14h
Serbe et croate 17h30 11h20
Turc 1 h internet
Vietnamien 14 h 14h

En 2005 RFI diffusait 418 heures de programmes dont 188 en français et 230 dans d’autres langues. En 2007 elle diffusait 393 heures au total. La diffusion en arabe et en bulgare se fait par des filiales[28].

Filiales

En plus de son activité propre, RFI gère plusieurs filiales intégrées au Groupe RFI[29]:

  • Aeriel Hongrie: lancée en 1999 cette station diffuse douze heures de programmes produits par RFI et douze autres en anglais produits par la BBC.
  • Beta RFI : filiale de RFI et de l’agence de presse Beta
  • Monte Carlo Doualiya (anciennement RMC Moyen-Orient) : station arabophone qui émet en permanence en direction du monde arabe. 10 millions d’auditeurs.
  • Rádio Europa Lisboa : créée en 2006, elle émet quotidiennement à Lisbonne 10 heures de programmes en portugais et 14 autres en français.
  • RFI Sofia : émet en permanence dont 12 heures par jour en bulgare.
  • RFI Romania : émet en permanence pour la Roumanie.
  • RFI Deutschland : diffuse chaque jour 16h30 de programmes anglophones, 5h30 en français et 2 heures en allemand à destination de l’Allemagne.
  • RFI Marine : diffusant pour la première fois le 1er juin 2005, RFI Marine propose notamment des bulletins météorologiques.

Programmation

La grille actuelle de RFI se compose de journaux d’information de 10 minutes commençant à chaque heure,un flash de 3 minutes à la demi-heure mais aussi des tranches d’informations en continue dans les moments clés de la journée. Entre eux s’intercalent des magazines. Le tout donne une programmation fortement tournée vers l’international, et plus particulièrement vers l’Afrique francophone.

Quelques émissions actuelles :

    • En français :
  • Archives d’Afrique : 2 fois 20 minutes consacrées à l’histoire de l’Afrique contemporaine, faites de commentaires et d’archives sonores.
  • Débat africain : magazine hebdomadaire de deux fois vingt minutes de débat sur les sociétés africaines.
  • Grand Reportage : émission d’enquête de vingt minutes diffusée du lundi au jeudi. Quelques émissions : Le retraitement des déchets d’Abidjan (30 janvier 2007), Serbie: le poids des criminels de guerre (1er février 2007).
  • Orient presse : 20 minutes hebdomadaires de débat sur l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.
  • Couleurs tropicales : 2 fois 20 minutes quotidiennes dédiées à la musique africaine.
  • Mémoire d’un continent : 20 minutes hebdomadaires sur l’histoire de l’Afrique: La métallurgie ancienne de l’Afrique de l’Ouest.(6 janvier 2007), Naissance d’une religion : l’Association Louzolo Amour OPH au Congo Brazzaville.(27 janvier 2007).
  • Médias d’Afrique : émission quotidienne de 2 fois 20 minutes : l’actualité internationale vue par la presse africaine. Quelques thèmes abordés : les séries télévisées, la police en Afrique.
  • Si Loin Si Proche : émission hebdomadaire d’une heure consacrée au voyage proposée par Ludovic Dunod et Ziad Maalouf.
  • L’épopée des musiques noires : 20 minutes chaque semaine dédiées à l’histoire de la musique noire.
  • Priorité santé : chaque jour, 20 minutes au sujet des problèmes de santé dans le monde. Anciennement nommée L’important c’est la santé.
  • Mondial sports : 2 fois 20 minutes hebdomadaires sur le sport mondial. Cette émission fut créée en 1975.
  • Appels sur l’actualité : 2 fois 20 minutes quotidiennes sur l’actualité en Afrique. Elle est pour l’instant l’émission avec le plus haut taux d’audience. (2007)
    • En espagnol :
  • Semana Latino America : deux fois vingt minutes par semaine d’analyse de l’actualité.
  • Cuestiones de hoy : émission consacrée à la société contemporaine.

Liens externes

Notes

  1. Source du chapitre Histoire, l’émission: Jacqueline baudrier, Si RFI m’était conté, 2004. Consulter en ligne
  2. L’homme du jour, Jean-Paul Cluzel, L’Humanité, 13 mai 2004
  3. Anne Roy, La radio cosmopolite perd ses langues, L’Humanité, 18 novembre 2004
  4. Annexe du projet de loi de finance français de 2006, Secteur public de la communication audiovisuelle, p. 78 – 80.
  5. Toujours du rififi à RFI, L’Humanité, 30 octobre 2006
  6. Homer, RFI dans la tourmente, L’Humanité, 3 avril 2006
  7. http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-20163.html ; Bakchich.info du 30 octobre 2008 ; RFI supprimera six langues, Stratégies, 29 Octobre 2008 et Didier Si Ammour, RFI envisage l’arrêt de programmes en six langues, CB News, 28 octobre 2008
  8. David Medioni, Kouchner prêt à démissionner pour Ockrent, CB NEWS, 4 mars 2008
  9. Source : http://www.rfi.fr/pressefr/articles/072/article_30.asp#end
  10. Source : http://www.rfi.fr/pressefr/images/083/RapportActivite-2006.pdf
  11. Source : http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-16475.html et Rapport annuel de RFI, 2007-2008
  12. Secteur public de la communication audiovisuelle, Jaune de l’annexe du projet de loi de finance 2006, p.78: <<D’une façon générale, RFI concentre déjà ses efforts sur ses points forts, l’Afrique et le monde arabo-musulman, qui sont les premières priorités que lui a assignées le Gouvernement, et dans une moindre mesure sur l’Europe orientale et la Chine où ses positions et sa notoriété sont nettement plus fragiles. >>Lire en ligne
  13. Bilan de la société nationale de programme RFI (Radio France internationale) Année 2007, CSA, p. 18.
  14. Secteur public de la communication audiovisuelle, Jaune de l’annexe du projet de loi de finance 2001Lire en ligne
  15. Bilan de la société nationale de programme RFI (Radio France internationale) Année 2007, CSA, p. 17-18.
  16. Rapport d’activité 2005-2006 de RFI, p. 14 à 27
  17. Rapport d’activité 2007-2008 de RFI, p. 25
  18. Bilan annuel de RFI , CSA, 2007 p. 18]
  19. [1]
  20. Bilan de la société nationale de programme RFI (Radio France internationale) Année 2007, CSA, p. 18.
  21. Rapport d’activité 2007-2008 de RFI, p. 8
  22. Rapport d’activité 2005-2006 de RFI, p. 14 à 27
  23. Source : Rapport d’activité 2007-2008 de RFI, p. 51
  24. Source : Rapport d’activité 2007-2008 de RFI, p. 9
  25. Source : http://www.strategies.fr/archives/1325/132502602/
  26. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=8542A909C4EF269DE9257F3C3574C153.tpdjo13v_2?idArticle=LEGIARTI000020354820&cidTexte=LEGITEXT000020354818&dateTexte=20090426
  27. Source : Rapport d’activité de RFI, 2006, p. 5; et Rapport d’activité de RFI, 2008, p.9
  28. Source : http://www.rfi.fr/pressefr/articles/072/article_30.asp#end
  29. Source : Rapport d’activité 2007-2008 de RFI, p. 23
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One Comment leave one →
  1. Nahmias permalink
    4 septembre 2009 18 h 38 mi

    Article très intéressant. Un seul problème, il manque la source…

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