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EDITO:Sauvons RFI !

6 juillet 2009

Par François Pierre Barriaux photographe et chroniqueur musical de Rouen  | www.rfiengreve.info
 
Sale temps pour les radios, pourtant premier média libre, immédiat et populaire […] voici un monument de la bande radiophonique mondiale qui est en danger.

Radio France Internationale est une radio à part par sa forme. Radio Internationale, elle constitue une première source d’information « étrangère » dans bien des pays, où de plus la francophilie est de mise. En Amérique du Sud, en Afrique et en Europe de l’Est, elle est considérée comme indispensable.

La radio constituait également petit un de mes premiers fantasme de web à l’époque où celui-ci n’était que rangé dans des cartons poussiéreux de la défense américaine : en regardant le vieux poste de ma grand -mère, je voyais des noms de villes étrangères : Bruxelles, Moscou, Budapest.. Et j’imaginai qu’un jour je pourrai entendre ces radios avec ce poste. Aujourd’hui, je le fais, avec un poste wifi, un peu moins joli mais tellement plus efficace.

RFI a une place à part lorsqu’il s’agit de penser radio. La radio locale que j’ai contribué à construire avec des amis et que je rejoins certainement de nouveau à la rentrée doit beaucoup à RFI qui à travers le réseau EPRA nous a permis d’avoir un vrai journal international de qualité à diffuser et de voir des programmes de notre production (les miens, parfois) diffusé dans le réseau, y compris sur RFI. Ce journal est le seul qui me permettait de savoir tel coup d’état ou telle manifestation, tel évènement ou tel vote dans des pays improbables pour les 20h télévisés qui se repaissent de la faisande pipolesque.

Aujourd’hui, RFI est malade. Pas d’une maladie qu’on attrape, mais de celle qu’on vous inocule. RFI crève d’un dogmatisme exacerbé et d’une vision assez italienne des médias publics qui veut imposer des choix , au profit d’une chaine de télévision ; France 24, gadget de bric et de broc que personne ne regarde, ou juste pour se rendre compte de sa vacuité et de sa complaisance (voir notamment l’enterrement mondialement primordial de Bongo diffusé durant deux heures dans le monde entier…). Malade parce que en déficit, selon le bon dogme économique du « si tu veux tuer ton chien, dis qu’il a la rage », si l’on en croit Bakchich.

Malade aussi parce que l’odeur fétide de la Françafrique semble s’emparer de plus en plus de l’antenne, si l’on en croit le Diplo. Au delà des licenciements, c’est la possibilité d’entendre une radio qui soit une vraie radio internationale en langue française fait par des journalistes libre qui est en danger… Au profit d’un mainate médusé de la « Voix de la France » ?

Puisse la lutte des salariés de RFI porter ses fruits.

Plus d’info sur www.rfiengreve.info

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