Conditions envisagées par la direction de RFI pour les départs volontaires des salariés

2009 novembre 12
par rfiengreve.info

Jusqu’au 28 novembre 2009, tous les salariés de RFI pourraient faire acte de candidature ou s’informer auprès de l’Espace Information Projet (EIP), structure mise en place à cet effet, composée de consultants externes et de responsables RH de RFI, A  l’issue de cette période, les salariés auront dix jours pour se rétracter. Pendant cette période, qui est une période de prospection, aucun départ volontaire n’aura lieu.Selon le PDG de RFI Alain de Pouzilhac:”Chaque départ volontaire ou reclassement permis par le volontariat viendra en déduction des départs contraints“.

Voici les conditions économiques envisagées par la direction de RFI pour les départs volontaires des salariés  et améliorées dans le cadre des négociations avec les syndicats qui ont accepté le dialogue social .

Les mesures d’accompagnement au volontariat telles que présentées aux élus du comité d’entreprise le 29 juin dernier dans le cadre de la procédure d’information/consultation sur le PSE  et modifiées selon l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 28 septembre dernier sont les suivantes :

Trois grandes mesures de volontariat sont prévues dans le PSE :

  • le départ de l’entreprise
  • la retraite
  • la mobilité

1°/ Le départ volontaire de l’entreprise

Les salariés dont le projet de départ serait retenu pourraient bénéficier des mesures suivantes :

Le congé de reclassement, d’une durée de 4 à 9 mois, préavis inclus : ce congé permet au salarié de se consacrer à la mise en oeuvre de son projet professionnel ou personnel et de bénéficier d’actions de formation destinées à favoriser son reclassement professionnel. Pendant la période de préavis, le salarié percevrait le salaire qui lui est normalement dû. Audelà de cette période de préavis, il percevrait une allocation dont le montant est fixé à 85 % de sa rémunération moyenne perçue au cours des 12 derniers mois.

Les aides au projet professionnel :

 le financement d’un déménagement : pour compenser les dépenses occasionnées par un éventuel déménagement consécutif à un projet professionnel distant de 70 Km et plus, dans la limite de 3 000 euros hors taxe

 les aides à la formation : pour faciliter la mise en oeuvre de son projet professionnel, le salarié pourrait bénéficier d’une formation d’adaptation ou de perfectionnement (6 mois ou 300 heures maximum ; à titre exceptionnel, et si le projet le nécessite, une formation d’une durée supérieure à 6 mois sans être supérieure à 1 200 heures pourrait être acceptée dans ce cadre) ou de reconversion (au-delà de 6 mois), prise en charge par RFI ;

 une indemnité différentielle de salaire : une allocation d’un montant maximum de 200 euros bruts/mois serait versée au salarié qui trouverait un emploi en CDI ou CDD d’au moins 6 mois avec un salaire inférieur à celui perçu à RFI. Cette allocation serait versée pendant une période d’un an à compter de la prise de fonction et à condition que le salarié ait effectué au minimum 6 mois de travail chez son nouvel employeur ;

 l’aide à la création et à la reprise d’entreprise : RFI verserait au salarié une aide financière de 5 000 euros ; elle pourra être portée jusqu’à 20 000 euros selon le niveau d’investissement nécessaire.

Les indemnités de ruptureOutre les indemnités prévues par la loi et les conventions collectives en cas de licenciement, RFI verserait une indemnité spécifique de volontariat, déterminée comme suit, en fonction de l’ancienneté du salarié :

 

  • Jusqu’à 10 ans d’ancienneté inclus, l’indemnité correspond à 3 mois de salaire
  • Au-delà de 10 ans et jusqu’à 14 ans d’ancienneté inclus : 4 mois
  • Au-delà de 14 ans et jusqu’à 20 ans d’ancienneté inclus : 5 mois
  • Au-delà de 20 ans d’ancienneté et jusqu’à 22 ans d’ancienneté inclus : 6 mois
  • Pour 23 ans d’ancienneté : 7 mois
  • Pour 24 ans d’ancienneté : 8 mois
  • Pour 25 ans d’ancienneté : 8,75 mois
  • Pour 26 ans d’ancienneté : 9,5 mois Pour 27 ans d’ancienneté : 10,25 mois
  • Pour 28 ans d’ancienneté : 11 mois
  • Pour 29 ans d’ancienneté : 11,75 mois

Au-delà de 30 d’ancienneté, le montant de l’indemnité spécifique de volontariat serait déterminé de telle sorte que le montant total de l’indemnité de départ, indemnité de licenciement comprise, soit équivalent à 36 mois de salaire.

Pour les salariés de 50 ans et plus, l’indemnité spécifique de volontariat serait au minimum fixée à 10 mois de salaire, quelle que soit leur ancienneté.

Par ailleurs, le total de l’indemnité de départ volontaire (indemnité de licenciement comprise) ne pourrait être, pour un salarié à temps plein, inférieur à :

  • 25 000 euros pour les salariés dont l’ancienneté est comprise entre 5 et 10 ans
  • 50 000 euros pour une ancienneté entre 10 et 15 ans
  • 70 000 euros pour une ancienneté entre 15 et 20 ans
  • 85 000 euros pour une ancienneté entre 20 et 25 ans
  • 100 000 euros pour une ancienneté supérieure à 25 ans.

2°/ Le départ volontaire en retraite

Des dispositions spécifiques sont prévues pour les salariés justifiant d’une retraite à taux plein d’ici le 31 décembre 2010.
Dans les cas prévus par la loi, RFI prendrait en charge 6 trimestres à 100 % et 50 % du 7ème au 12ème trimestre pour permettre une retraite à taux plein au 31/12/2010. En outre, le salarié percevrait une indemnité fixée à 12 mois de salaire, incluant l’indemnité de départ en retraite conventionnelle.

3°/ Le volontariat à la mobilité

Tout salarié éligible au volontariat pourrait se porter candidat à un poste disponible à RFI, dans les sociétés de l’AEF et de l’audiovisuel public :

 sur un poste RFI
 au sein des sociétés de l’AEF : les éléments contractuels seraient négociés entre l’employeur et le salarié. L’ancienneté serait maintenue, le statut social serait celui applicable à la société d’accueil
au sein de l’audiovisuel public : au cas où l’ancienneté ne serait pas reprise, les indemnités légales et conventionnelles seraient versées

Le 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin à vivre sur RFI,France24 et TV5Monde

2009 novembre 7

Mardi 9 novembre, les antennes de l’Audiovisuel Exterieur de la France (RFI,France24 et TV5Monde) proposeront chacune avec leur spécificité une journée spéciale consacrée au 20ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin. Pendant près de 30 ans, ce Mur a déchiré l’Allemagne en deux blocs.

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 Il y a 20 ans jour pour ce jour ce mardi 9 novembre, Berlin et l’Allemagne se réunifiaient avec la Chute du Mur de Berlin, un événement suivi en direct par les télévisions du monde entier. Décidée par Khroutchev, alors président de l’URSS, la construction du Mur séparant Berlin Est et Berlin Ouest est réalisé en une nuit, le 13 août 1961. Durant ces 28 ans de séparation, plusieurs allemands seront tués en tentant de rejoindre Berlin Ouest. A l’occasion du 15ème anniversaire de la Chute du Mur de Berlin:

RFI,la radio mondiale,propose une journée spéciale et diffusera des émissions consacrées à cet événement, des reportages historiques et des entretiens avec des spécialistes de l’Allemagne.A 8h18, dans “L’invité de la rédaction”, Hélène da Costa recevra Andreas Schockenhoff, député CDU et président de du groupe d’amitié France-Allemagne au Bundestag. Enfin, les auditeurs de la station internationale seront invités à réagir aux conséquences de la Chute du Mur de Berlin à partir de 10h10 dans “Appel sur l’actualité”, une émission animée par Juan Gomez.

France 24, la chaîne d’information internationale en continu a prévu 11 heures de programmes (de 12H00 à 23H00) en français, anglais et arabe, à l’occasion de l’événement. Elle installera notamment un plateau surplombant le Reichstag où se succéderont artistes et leaders politiques pour livrer leur expérience.

TV5Monde,la chaîne francophone met à l’antenne dimanche 8 novembre à 21H00 une émission spéciale “1989, quand tombent les murs…”: 100 minutes de témoignages et reportages exclusifs présentés depuis Berlin par Philippe Dessaint afin de mieux comprendre le genèse et les conséquences de la chute du mur au-delà de la capitale allemande.

Ligue des champions d’Afrique – RFI ne couvrira pas la finale retour

2009 novembre 6
par rfiengreve.info

RFI ne couvrira pas la finale retour de la Ligue des champions d’Afrique, TP Mazembe-Heartland, faute de disposer des droits, a-t-on appris vendredi auprès de la directrice de l’information de la station de radio internationale, Isabelle Poiraudeau.

“Je n’envoie pas d’équipe parce que je n’ai pas les droits, c’est tout, a-t-elle expliqué à l’AFP. Nous sommes actuellement dans une négociation pour l’ensemble des droits du football africain, c’est un package.”

Interrogée au sujet de l’impact de cette absence sur l’image de RFI, très écoutée en Afrique francophone (Tout-Puissant Mazembe est un club de la RD Congo), Mme Poiraudeau a répondu qu’il était “plus important de couvrir la CAN (Coupe d’Afrique des nations-2010)”, la part noble du package.

De sources proches du dossier, l’offre de RFI est moins de la moitié de ce que demande le mandataire des droits du football africain, la société Sportfive.

Le Syndicat National des Journalistes écrit à Nicolas Sarkozy

2009 novembre 5

En France comme dans de nombreux pays européens l’information est en danger. Baptisée “Stand up for journalism” à l’initiative de la Fédération européenne des Journalistes, cette journée du 5 novembre est l’occasion pour nous d’attirer votre attention et celle de l’ensemble des citoyens de notre pays sur cette situation extrêmement préoccupante.

Depuis votre élection à la présidence de la République, les syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT) constatent que la situation des médias s’est sensiblement aggravée. Il n’est pas un jour sans qu’un journal, un hebdomadaire, une radio, une télévision ne licencie des journalistes en prétextant la crise économique.

Parallèlement, des journaux disparaissent. La presse gratuite – longtemps présentée comme “La” solution à la désaffection du lectorat – est dans le rouge. Les quotidiens à faible revenu publicitaire connaissent d’amples difficultés.

Les plans « sociaux », les plans de départs volontaires, les licenciements se sont multipliés tout au long de l’année. 2300 journalistes – c’est un premier bilan – seraient venus gonfler les rangs des chômeurs. Pour une profession regroupant 38.000 salariés la saignée est énorme.

De plus, un cinquième de la profession est précarisé. Certains pigistes gagnent à peine le Smic, contraignant la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels à abaisser à un demi-Smic le minimum requis pour leur reconnaître l’appartenance à la profession. Peut-on vivre décemment avec un tel revenu ? Peut-on exercer sérieusement la profession de journaliste dans un tel état de dénuement ?

Cela n’empêche pas un dirigeant d’un grand groupe de presse magazine de revendiquer une prime de départ de 2 millions et demi d’euros !

Cela n’empêche pas non plus la plupart des dirigeants d’entreprises de presse, auxquels vous avez accordé des aides substantielles, par le biais des Etats généraux de la presse écrite, de continuer à mener des politiques managériales qui amenuisent les moyens des rédactions et les empêchent de remplir correctement leur mission, réduisant l’information à l’état de marchandise insipide, compromettant la qualité des contenus et, par là même, l’avenir de leurs médias.

Le pluralisme est atteint en son coeur. Les fusions, les rachats, les concentrations au profit de grands groupes de presse dont vous vous félicitez d’être proche (Lagardère, Bolloré), ou du Crédit Mutuel (groupe EBRA), ne contribuent pas à sauver, ni même à conforter les titres. Au contraire, elles en font disparaître l’identité et la diversité. Les lecteurs ne s’y retrouvent pas, délaissant de plus en plus l’information spectacle, la « pipolisation » croissante, l’infomerciale et l’uniformisation.

Regagner des lecteurs, retrouver la confiance de ceux qui nous lisent ou nous écoutent, exige une réflexion sur le contenu et la qualité de l’information. Voilà qui nécessite de mobiliser toutes les compétences : celles des journalistes “d’expérience”, que les coupes claires faites dans les effectifs des rédactions poussent irrémédiablement vers la porte. Et celle de jeunes journalistes motivés, diplômés, mais cantonnés dans des contrats sans lendemain, à faire, devant leur écran, du journalisme loin du terrain.

Lorsque la seule préoccupation des actionnaires est de rentabiliser les « tuyaux », sans se soucier de la qualité des contenus du moment qu’ils en gardent le contrôle, cela conduit à une politique dangereuse pour l’information.

Les syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, USJ-CFDT), concernés depuis toujours par la déontologie et les principes professionnels, affirment haut et fort que l’intégration d’une charte dans la convention collective des journalistes serait un signal fort en direction de l’opinion publique, lassée des dérives récurrentes et des approximations. Hélas, tous leurs efforts pour faire partager ce souci aux représentants des éditeurs sont restés vains.

Un projet de code de déontologie vient d’être rendu public. Permettra-t-il enfin d’engager la discussion entre représentants des journalistes et des patrons ? C’est une question ! Cette discussion sera-t-elle ouverte et sincère ? C’en est une autre.

En tout cas, les syndicats de journalistes ne pourront accepter un code qui n’engagerait pas la responsabilité de tous les acteurs de la chaîne éditoriale, du plus humble des rédacteurs jusqu’au directeur de la publication, en passant par tous les stades des hiérarchies rédactionnelles.

Ils ne sauraient accepter un code qui cherche à faire porter le chapeau au seul journaliste de terrain, dont la tâche est déjà rendue plus que difficile par les dérives éditoriales et économiques imposées par les éditeurs, ainsi que par des conditions de travail considérablement dégradées.

Ils ne sauraient accepter non plus un code où les responsabilités devant les citoyens ne seraient pas une priorité.

Oui les journalistes ont le devoir d’informer. Mais pour ce faire il faudrait leur reconnaître des droits et des conditions de travail compatibles avec un vrai travail d’investigation et de vérification. Une information de qualité se doit d’être libérée du poids des actionnaires, des fonds de pension, des publicitaires et des politiques. Qu’attend la France pour reconnaitre par la loi l’indépendance des rédactions face aux groupes industriels qui contrôlent notre profession ?

Les journalistes dans ce pays n’ont toujours pas la garantie de voir leurs sources protégées, alors que la loi et la justice européennes l’imposent. Ils risquent de voir débarquer la police dans leur rédaction, comme au Canard enchainé, à l’Equipe, au Point, à Midi libre, à la Nouvelle République du Centre-Ouest, à la République du Centre, etc.

Dans l’audiovisuel public la situation n’est guère plus brillante.

L’avenir de France-Télévisions, de Radio France, est obéré par la suppression de la publicité sans la garantie de moyens équivalents « à l’euro près ». 900 emplois sont déjà dans le collimateur à France Télévisions, soit 10% de l’effectif.

Parallèlement le contrôle du pouvoir devient de plus en plus prégnant à la suite de votre décision de nommer vous-même les dirigeants des chaînes, exemple unique en Europe.

Le temps de l’ORTF où le ministre de l’information dictait sa loi ne semble plus si lointain.

L’audiovisuel extérieur est également menacé, après le rapprochement en une seule entité de France 24, RFI et TV5.

Faut-il rappeler qu’un plan de 206 licenciements est programmé à RFI sans la moindre justification sérieuse, et sans que les salariés et leurs syndicats, malgré leur longue grève, aient pu être entendus.

A France 24, on propose aux pigistes le statut d’auto-entrepreneur, contraire à la convention collective des journalistes. Il est choquant que le service public, où l’Etat est le principal actionnaire, donne le mauvais exemple de la précarisation des emplois !

Et que dire encore du rôle que vous voulez assigner à l’AFP en optant avec la direction de cette agence mondiale, la seule non anglo-saxonne, pour son étatisation après avoir mis à l’encan son statut qui depuis un demi siècle a préservé son indépendance. Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre avait lancé l’offensive il y a quelque temps contre cette rédaction, libre de tout capital et actionnaires, pour tenter en vain d’en faire « la voix de son maître » ? Alors étatisation de l’AFP avant sa privatisation ? Comme à GDF ? Comme à La Poste ?

Comment ne pas être scandalisé par les licenciements chez Gamma, une agence photo de renom mondial grâce à ses photographes. Où est la réaction indignée de votre gouvernement et de vous-même devant ce bradage du patrimoine national par un fonds d’investissement pour lequel les rendements financiers sont plus importants que la culture et le patrimoine ?

Monsieur le Président, en cette journée européenne pour la défense du journalisme, les trois syndicats français membres de la FEJ vous demandent :
- nd’accéder à leur demande d’une réforme législative qui viserait à reconnaître enfin l’indépendance juridique des équipes rédactionnelles quelles que soient la forme de presse et la taille de l’entreprise médiatique ;
- de veiller à ce que les aides publiques à la presse ne servent plus seulement à enrichir des actionnaires ni à regarnir provisoirement des trésoreries, mais accompagnent des politiques volontaristes privilégiant la qualité de l’information et la sauvegarde des emplois ;
- nde garantir des ressources pérennes pour que les services publics de radio et de télévision remplissent pleinement l’intégralité de leurs missions ;
- de confirmer à l’audiovisuel extérieur de la France ses missions dans toute leur plénitude ou leur diversité.

Alain GIRARD, premier secrétaire national du SNJ
Dominique CANDILLE, secrétaire générale du SNJ-CGT
Nicolas THIERY, secrétaire général de la USJ-CFTDT

Les syndicats de RFI dénoncent un « plan social plus illégal encore que le précédent »

2009 novembre 3

Avec Miroir Social par Jacky Lesueur

On peut déplorer que la direction de la station de radio internationale ait ouvert un processus de départs volontaires au mépris d’une décision de justice.

RFI, plan social revu mais pas corrigé. Lors d’une réunion du comité d’entreprise (CE) de la station de radio internationale, le patron de l’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), Alain de Pouzilhac a présenté vendredi une nouvelle copie de son plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui est censée répondre aux exigences formulées le 28 septembre dernier par la Cour d’Appel de Paris.

Son contenu « est plus illégal encore que le précédent », rapportent les syndicats (FO, CGT, SNJ), après que leurs élus majoritaires au CE ont claqué la porte de la réunion. « Au total, nos employeurs continuent à passer outre les décisions de justice qui les condamnent. Ce comportement est irresponsable », expliquent-ils dans un communiqué.

Car, au regard des attendus de la Cour, la direction aurait dû reprendre à zéro la procédure et pas amender le PSE, qui plus est à la marge. Selon la réglementation, quand ce type de procédure est suspendu plus de 10 jours, il devient nul et non avenu. Dans le cas de RFI, la procédure a été suspendue, sans vote, le 29 juin dernier, souligne Maria Afonso, secrétaire FO du CE. « La direction, qui aurait bien voulu que la séance de vendredi soit le point final à la consultation des syndicats, a attendu près de quatre mois pour reprendre, dans les mêmes termes ou presque, les discussions sur le plan social de 206 suppressions d’emplois combattu par les salariés et qui a été sanctionné en l’espèce par la justice », explique-t-elle.

Démarche épistolaire aléatoire

Dans son arrêt sur le fond, la Cour d’Appel exige notamment à la radio internationale de procéder « à une recherche effective et sérieuse de toute offre de reclassement existante au sein de toutes les sociétés de l’audiovisuel public » (France Télévisions, Radio France, Arte…).

Mais, le PDG de l’AEF prétend y avoir répondu en faisant état au CE de courriers aux dirigeants des sociétés concernées dans lesquels il leur demande solennellement d’embaucher les candidats potentiels au départ de RFI.

Pour le syndicat FO, « après cette démarche épistolaire, on ne peut plus aléatoire dans la mesure où l’audiovisuel public resserre partout ses effectifs, M. de Pouzilhac s’est ainsi autorisé à lancé dès mercredi (28 octobre) son plan de départs volontaires. Son seul objectif est de faire pression sur les salariés pour qu’ils abandonnent un combat de 9 mois en s’appuyant sur la CFDT, seule organisation à avoir avalisé un plan illégal. En tout cas à ce stade du processus ».

Le CE y a vu « le coup d’envoi d’une nouvelle bataille judiciaire (…) pour faire condamner la direction de RFI. Hier, les syndicats restaient toujours sans nouvelles de la lettre adressée le 28 septembre au gouvernement dans laquelle ils lui réclamaient la nomination d’un médiateur « afin que l’État, unique actionnaire, assume enfin ses responsabilités » ». Un silence coupable, pour le syndicat FO.

Le 3 novembre après-midi le nouveau site de RFI

2009 novembre 2

Par la redaction de www.rfienaction.com

Après 8 mois de travail,le 3 novembre aprés-midi sera en ligne le nouveau site internet de RFI RADIO FRANCE INTERNATIONALE disponible sur www.rfi.fr.

La manoeuvre doit débuter vers 14h temps universel (15 heures, heure de Paris) “annonce sur son blog Vincent Roux rédacteur en chef de RFI.FR et pilote de la refonte du site.”Nous avons choisi le milieu d’après-midi à dessein : une fois passés les forts pics de consultation durant lesquels nous ne voulons pas perturber nos internautes, et en laissant tout de même assez de marge à nos équipes techniques pour régler les éventuels incidents” tient à préciser Vincent Roux.”Ils auront quelques nouveautés dans nos contenus, comme la vidéo de l’invité du matin du lundi au vendredi ; la revue de presse désormais podcastable, ou notre dossier sur la chute du Mur de Berlin” ajout-il.

Côté technique le site a été développé par Michel Levy-Provencal que dirige le Studio Multimedia de l’Audiovisuel Exterieur de la France (France24 et RFI).Le site a été refondu totalement sur Drupal 6.Parmis les nouveautés: une interface épurée, simplifiée,des accés à l’information facilités et l’expertise radio de RFI mise en avant.

Pratiquement le site internet a été entièrement réalisé en interne par une equipe de 11 personnes:9 devellopeurs et 2 en charge de l’administration des serveurs.

Avec la mise en place du nouveau site internet,ils auront plus de synergies entre RFI et France24 declare Christine Ockrent,directrice générale de l’Audiovisuel Exterieur de la France la holding, qui chapeaute RFI,FRANCE24 et TV5 Monde avec un echange d’images,de videos et elements audio.

Audience en référé aujourd’hui contre la direction de RFI

2009 octobre 29
par rfiengreve.info

Par RFIENGREVE.INFO www.rfiengreve.info

Une audience référé contre la direction de RFI se deroulera aujourd’hui à 11h au Palais de justice de Paris,sur demande des salariés de RFI qui contestent la validité de l’application du plan social, suite à la réunion du comité d’entreprise de vendredi dernier 23 octobre. La Direction n’ayant pas respecté les injonctions du juge d’appel lors du verdict de septembre dernier, en particulier les propositions de reclassement.

Hier l’ouverture de la procédure de départs volontaires dans le cadre du plan social à RFI (le PSE, pour plan de sauvegarde de l’emploi),un mois jour pour jour après l’arrêt de la cour d’appel de Paris, qui avait estimé que le PSE était «entaché d’irrégularités» et avait imposé à la direction de la radio une réécriture.

Coup d’envoi du plan de départs volontaires chez RFI et la guerre éclate entre l’Intersyndicale et la CFDT de RFI

2009 octobre 26
par rfiengreve.info

Par la redaction de RFIENGREVE.INFO (WWW.RFIENGREVE.INFO)

2138_rfiL’ouverture de la procédure de départs volontaires à RFI aura lieu à partir du 28 octobre ,la decision a été prise vendredi soir à la suite d’un comité d’entreprise extraordinaire,avec l’aval de la CFDT,qui compte 11 membres au CE.La CFDT,seul syndicat à ne pas s’être associé à la grève des le debut a achevé la négociation d’un plan de départs volontaires fondé les indemnités.La CFDT aurait obtenu le paiement de 20 à 36 mois de salaires pour les plus anciens de RFI, ainsi que des mesures d’accompagnement.Selon les informations de RFIENGREVE.INFO le nombre de départs volontaires est estimé entre 100 et 150.

Après l’accord conclu entre la CFDT-GCC de RFI et la direction l’Intersyndicale de RFI (CGT,SNJ,FO) a qualifié la CFDT de “traître” (voir communiqué),”A force de pratiquer la cogestion, la CFDT-RFI a fini par basculer de l’autre côté du cheval. Elle est devenue un syndicat patronal” ajout-elle.

Le semaine derniere l’Intersyndicale de RFI avait annoncé son intention de saisir une nouvelle fois la justice en estimant le nouveau plan social “plus illégal que le précédent “ (voir communiqué)

Plus de détails vont être diffusés dans les prochaines heures sur WWW.RFIENGREVE.INFO

Le CE de RFI saisira la justice au sujet du plan social revisité

2009 octobre 23

Avec NouvelObs.com

Le plan social de Radio France International, revisité après sa suspension par les tribunaux, est rejeté par le comité d’entreprise, qui annonce “le coup d’envoi d’une nouvelle bataille judiciaire”.

La direction de Radio France Internationale (RFI) a présenté vendredi 23 octobre au comité d’entreprise une nouvelle version du plan social de 206 suppressions d’emplois, mais les syndicats l’ont jugé “plus illégal que le précédent” et décidé de saisir à nouveau la justice.Le 28 septembre, la cour d’appel de Paris a suspendu le plan, l’estimant “entaché d’irrégularités”, et demandé à la direction de revoir sa copie.

“Le coup d’envoi d’une nouvelle bataille judiciaire”

Le PDG de RFI, Alain de Pouzilhac, a ouvert la séance vendredi matin en souhaitant que ce CE marque la clôture de la procédure d’information/consultation des instances représentatives du personnel sur ce plan annoncé en janvier, selon un communiqué interne de la direction.Mais “la majorité des élus s’est retirée” de la réunion, écrivent dans un communiqué les élus SNJ-CGT, SNRT-CGT, SNJ et FO du CE.Ils y voient “le coup d’envoi d’une nouvelle bataille judiciaire” car le plan est “encore plus illégal que le précédent, notamment sur les mesures de reclassement”.

Les offres de reclassement au sein de l’audiovisuel public

“Dès maintenant, le CE a décidé de saisir la justice pour faire condamner la direction de RFI à se mettre en conformité avec la loi”, indiquent-ils. Le CE a désigné pour ce faire un expert-comptable.Le nouveau document “ne répond pas aux injonctions de la cour d’appel”, selon eux.Dans son arrêt, la cour demandait notamment à la radio de procéder “à une recherche effective et sérieuse de toutes offres de reclassement existantes au sein de toutes les sociétés de l’audiovisuel public” (France Télévisions, Radio France, Arte..).

Fermeture de six rédactions de langue étrangère

La direction de RFI avait annoncé en janvier un plan social de 206 suppressions d’emplois sur un millier et la fermeture de six rédactions de langues étrangères (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien).La décision a provoqué une grève parmi les salariés de la station publique. Commencée le 12 mai et interrompue le 10 juillet, elle a repris début septembre. Il s’agit du plus long conflit dans l’audiovisuel depuis 1968.Des préavis sont toujours régulièrement déposés mais il n’y a actuellement plus de grévistes, selon la direction.
La semaine dernière, le CE a réclamé aux pouvoirs publics un médiateur social

Plus d’info sur www.rfiengreve.info avec l’actualité en temps réel sur le conflit social à RFI mais aussi les communiqués de l’INTERSYNDICALE DE RFI

RFI LE RAP DE LA RENTREE – CARLA PRIMA DONNA

2009 octobre 22

Les salariés de RFI sous le coup d’un plan social s’appellent avec une chanson rap à Carla Bruni Sarkozy

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